100 ans de mamy à Bourgueil
Cent ans à aimer
je ferme les yeux
creuse le sol sableux
où des souvenirs sont enfouis
les plus beaux de ma vie
le coeur qui bat, mes pas s'accélèrent
je pousse la porte blanche de la Blardière
portail grinçant, fine frontière imaginaire
le muret en tuffeau, odeur de craie
respire, m'inspire, m'aspire
me confie en ami ses secrets
dans ce nid douillet, je m'étire.
des yeux bleu océan derrière la fenêtre m'attirent
en haut des marches, debout sur le seuil
de tout son être, elle m'accueille
depuis mon dernier passage, elle m'attend
je cours, dans ses bras, me précipite
je pose mes bagages en l'embrassant
que c'est bon d'être ici, quand le feu crépite
tout auprès de mamy n'est que douceur et apaisement
peu avant la messe du dimanche
papy, debout, les mains blanches
pétrit la galette paquaude et les botreaux
bénit les asperges et la poule au pot
des mots plein la panse
c'était beau quand j'y pense
le générique de RTL et Madame Soleil
les mains sur la table, elle tend l'oreille
tiens, Philippe et Josette,
les Despert peut-être,
le petit Fabrice, le grand Bertrand
ou bien le vent tout simplement
cent ans de petits moments à partager
nul besoin de pendule, nul besoin de voyager
rire, écouter souvent et parfois s'inquiéter
comment vont les enfants ?
pauvre petite Renée
des milliers de bonheurs à donner
et cent ans à aimer
merci
mamy